Sommaire du numéro de 1993
Droit et religion

Jean
Carbonnier,
La religion, fondement du droit ?
La religion peut-être créatrice de règles de droit, soit par la médiation de la morale, soit même directement , elle peut aussi renvoyer au pouvoir laïc la charge de légiférer. Mais le droit, c'est encore un jaillissement spontané de justice : dans ce domaine, la religion est souvent entendue comme porteuse de grâce, d'espérance, de prophétie.
Mots-clef : religion, morale
t. 38, 1993 : p. 17-21

Armand
Abécassis,
Droit et religion dans la société hébraïque
Les relations entre le Droit et la Religion reposent sur une vision de l'homme et de l'humanité. C'est la Bible juive et chrétienne, qui a introduit dans la pensée occidentale la notion de personne à la place de celle d'individu. Si l'être humain est une personne, il est unique : tout droit et toute religion se fondent sur la responsabilité à l'égard de cette altérité radicale de chacun que nous devons aimer parce qu'il est image d'infini et capable d'interprétation responsable.
Mots-clef : religion, hébraique, bible
t. 38, 1993 : p. 23-34

Michel
Humbert,
Droit et religion dans la Rome antique
Maîtres de la religion et du droit, les Pontifes ont marqué d'une similitude profonde les mécanismes du droit et la mentalité religieuse romaine. L'une des conséquences majeures de cette communauté de pensée est, entre droit et religion, l'absence de toute prétention hégémonique rivale. Droit et religion, à Rome, se sont harmonieusement partagé le monde, sans conflit ni chevauchement, offrant ainsi une expérience d'une remarquable originalité.
Mots-clef : religion, Rome
t. 38, 1993 : p. 35-47

René
Sève,
Christianisme et hellénisme
L'auteur cherche à préciser l'émergence de la conception moderne du droit, de l'égalité et de la liberté humaines dans la distance qui sépare, aux premiers siècles de l'ère chrétienne, Christianisme et Hellénisme.
Mots-clef : religion, christianisme, liberté, Grèce
t. 38, 1993 : p. 49-63

Jean
Passicos,
Approches pour une épistémologie et pour une herméneutique du droit canonique
Le droit canonique présente des caractères propres dont il est nécessaire de tenir compte pour le bien comprendre : droit écrit mais pas seulement écrit, très diversifié en même temps que centralisé, enserré dans un système complexe de régulations, de nature spirituelle et à l'effectivité en grande dépendance des circonstances. Son renouvellement actuel tant dans les textes que dans la doctrine en montre le bien fondé.
Mots-clef : religion, canonique, épistémologie, herméneutique
t. 38, 1993 : p. 65-72

Jorge
Uscatescu,
Droit et religion dans l'expérience roumaine
L'auteur étudie la genèse du droit traditionnel roumain à partir de ses sources byzantines.
Mots-clef : religion, Roumanie, Byzance
t. 38, 1993 : p. 73-82

Roger
Arnaldez,
La loi musulmane à la lumière des sciences coraniques
L'Islam appelle "Loi" toute révélation. Au sens juridique du mot, il s'agit des prescriptions de tous ordres, révélées par l'intermédiaire d'un Envoyé (Rasûl) et en ce sens le Coran compte essentiellement trois lois, celle de Moïse, celle de Jésus et celle de Muhammad. Les deux premières sont "abrogées" , seule la loi coranique durera jusqu'à la fin des temps.@Mais quelle est donc cette loi, entendue au sens juridique du mot, dont les musulmans semblent attendre la solution de tous les problèmes ? En fait, le Coran ne contient qu'un tout petit nombre de versets explicitement juridiques. Les juristes (fuquahâ') ont développé tout un droit, en se fondant sur les ressources du commentaire, sur les traditions prophétiques, sur certaines méthodes de raisonnement, telles que l'analogie. En fait, les spécialistes des "principes du droit" (les usûliyyûn) se sont contenté d'islamiser des règles de droit empruntées à des systèmes non musulmans (droit romano-byzantin, persan, voire rabbinique). Il suffit pour s'en convaincre de comparer les nombreux titres des questions traitées dans les ouvrages des grands juristes, avec les maigres données du Coran et de la tradition, tant du point de vue du fond, que du point de vue du vocabulaire. C'est donc ce procédé d'islamisation qui a permis en fait au fiqh musulman de se constituer dans le passé, et de se développer de nos jours. Il semble qu'il restera le seul vraiment utile et praticable. On se demande comment les islamistes, qui veulent se contenter des données coraniques et prophétiques, pourraient légiférer pour un État moderne et résoudre par elles seules, sans emprunts plus ou moins camouflés, tous les problèmes si complexes qui se posent de nos jours à nos sociétés.
Mots-clef : religion, Coran, musulman
t. 38, 1993 : p. 83-91

Horst
Folkers,
Mal contenu et liberté ordonnée dans la pensée juridique de Luther, Hegel et Schelling
I. - Introduction. II. - Droit et charité dans l'écrit de Luther sur l'autorité. - A. La thèse initiale de Luther. - B. Structure et contenu de la première partie de l'écrit sur les autorités. - C. La "pièce principale" du traité et le miroir du prince à l'usage du prince chrétien. III. - Les conséquences de la pensée juridique de Luther sur l'État moderne. - A. La position de Luther à l'égard du droit civil. - B. L'utopie juridique de Luther. - C. Luther et le concept moderne de la situation de l'homme dans la société. IV. - La réception de la doctrine luthérienne dans la pensée juridique de Hegel et Schelling. - A. La critique hégélienne de la moralité et du rapport qu'il établit entre État et société, à la lumière du traité de Luther sur l'autorité. - B. Le luthéranisme de Schelling dans sa dernière doctrine de l'État.
Mots-clef : religion, Luther, Hegel, Schelling
t. 38, 1993 : p. 93-110

Bernard
BOURGEOIS,
Droit, religion et droits de l'homme
La tension, manifestée en 1789, entre l'affirmation des droits de l'homme et la conscience religieuse de l'existence s'aiguise de l'opposition entre, d'une part, le style revendicatif d'une déclaration humaine de ces droits, qui est, au surplus, une déclaration politique, fondatrice d'une législation abstraite, universaliste, et, d'autre part, la préoccupation qu'a la religion de la singularité concrète des individus attendant leur destin comme une grâce divine.
Mots-clef : religion, droits de l'homme
t. 38, 1993 : p. 111-119

Jean-François
Kervégan,
Carl Schmitt, un théologien du droit ?
Carl Schmitt est-il un "théologien du droit" ? Cette auto-définition sert de fil conducteur à nombre d'interprétations récentes. On s'efforce ici d'en montrer les limites, d'une part en distinguant les plans de la foi et de la théologie, d'autre part en analysant l'antagonisme de la théologie et du droit dans les écrits schmittiens.
Mots-clef : religion, Schmitt
t. 38, 1993 : p. 121-127

Père Bertrand de
MARGERIE, S. J.,
Edith Stein et l'État
L'auteur étudie ici la pensée de la Bienheureuse Edith Stein sur l'État, la nature, sa mission, sa genèse, ses valeurs et sa mort et sa résurrection possible comme on l'a constaté dans le cas de l'Allemagne et d'Israël.
Mots-clef : Stein, religion, Allemagne, Israel
t. 38, 1993 : p. 129-139

Claude
Tresmontant,
De quelques malentendus philosophiques et théologiques
I. - Le mot religion signifie aujourd'hui à peu près n'importe quoi, pourvu que ce soit de l'irrationnel, du pré-logique, du névrotique ou du psychotique. Lorsqu'on fourre le monothéisme hébreu dans ce sac, on veut donc le déshonorer. II. - L'existence de Dieu unique, créateur et transcendant n'est pas une question de foi ou de croyance, au sens français actuel de ce terme. C'est une question d'intelligence et de connaissance par la raison. III. - Dans une création inachevée, il existe des normes objectives qui sont requises. Ces normes ne sont pas arbitraires, elles ne tombent pas du dehors par le caprice de législateurs. Elles ne sont pas a priori. Elles ne sont pas répressives. Elles sont discernables dans l'expérience objective. Elles sont fondées dans l'être.
Mots-clef : religion, monothéisme
t. 38, 1993 : p. 141-146

Sergio
Cotta,
Droit et religion entre "clos" et "ouvert"
La relation entre droit et religion est analysée selon trois niveaux d'analogie, en reprenant le critère bergsonien du "clos" et de l'"ouvert". Au premier niveau (factuel), le "clos" dessine une analogie entre systèmes juridiques nationaux et communautés religieuses socioculturelles. Au second niveau (philosophique), le droit en tant que norme théorétiquement universelle et la religion en tant que dépendante d'un principe transcendant de validité universelle, appartiennent à l'"ouvert". Le troisième niveau envisage uniquement le cas de la religion chrétienne dans laquelle le standard juridique de la justice est dépassé dans l'amour.
Mots-clef : religion, Bergson, clos, ouvert, amour
t. 38, 1993 : p. 147-154

Jesús
Ballesteros,
Prendre soin de la nature en tant qu'exigence religieuse et juridique. La présence du monothéisme dans les Déclarations de Stockholm et de Rio
I. - Anthropologie. A. - L'homme en tant qu'humus : dépendant de la nature. Critique du cartésianisme. B. - L'homme en tant qu'humus pensant : le primat de la personne : exigence d'accord avec la création. Critique de la deep ecology. II. - Ethique. A. - Défense de la vie humaine : rejet de l'égalisation biologique. B. - Le développement assisté. La propriété comme administration. C. - Une seule terre : la paix entre les hommes, préalable à la paix avec la nature.
Mots-clef : religion, monothéisme, nature
t. 38, 1993 : p. 155-162

Raymond
Goy,
La garantie européenne de la liberté de religion. L'article 9 de la Convention de Rome
Introduction. I.- La garantie de la liberté de religion. 1. - Les situations garanties , 2. - L'absence de garantie. II. - Le contenu de la liberté de religion. 1. - Le contenu des droits garantis , 2. - Les limites aux droits garantis.
Mots-clef : religion, Europe, liberté
t. 38, 1993 : p. 163-210

Philippe
Malaurie,
Droit, sectes et religion
I. - Sectes et religion. II. - Les bonnes et les mauvaises sectes. III. - Définition. IV. - Sources juridiques. V. - Questions contentieuses. A. Liberté des sectes. B. Adoption et garde des enfants. C. Capacité de recevoir à titre gratuit. VI. - Trois conclusions.
Mots-clef : religion, secte
t. 38, 1993 : p. 211-219

Roland
Drago,
Laïcité, neutralité, liberté ?
I. - Les rapports incertains entre liberté et laïcité. - A. L'absence d'adéquation entre la liberté et la laïcité. - B. L'intégration des institutions religieuses dans le système juridique étatique. II. - La neutralité, forme active ou passive de la laïcité et de la liberté. - A. Neutralité réciproque de l'État et des Églises. - B. La neutralité et l'école.
Mots-clef : religion, liberté, laïc, neutralité
t. 38, 1993 : p. 221-230

Jean-Marc
Trigeaud,
Droit et Religion : Observations finales
En soumettant le rapport droit et religion à une approche philosophique, la nécessité d'un sens se dégage, comme "troisième terme", facteur d'unité avant la pluralité des interprétations. Ce sens désigne aussi bien une exigence de justice. Et l'analyse comparée des trois monothéismes permet de vérifier sa propre unité dans le respect de leurs différences d'orientation.
Mots-clef : religion
t. 38, 1993 : p. 231-242
Etudes

Bruno
Oppetit,
Henri Motulsky et la philosophie du droit
Henri Motulsky, auteur d'une oeuvre centrée sur l'étude des modes de réalisation du droit, a dépassé l'approche purement technique de la méthodologie juridique dans une recherche constante des fins du droit, ce qui l'a conduit à se placer sur le terrain de la philosophie du droit et à poursuivre un compromis entre le formalisme et l'idéalisme.
Mots-clef : Motulsky
t. 38, 1993 : p. 251-256

Dominique
Terré,
Le bonheur du tragique
Dans cet article, l'auteur analyse la démarche de Nicolas Grimaldi qui, dans son livre Le Désir et le Temps, montre à quel point sont consubstantiellement liés l'immense attente éternellement déçue, que nous ne cessons de mettre dans le temps, et notre formidable désir de bonheur et de plénitude. Cette déception toujours recommencée et cette foncière envie de vivre ont fait les plus grandes philosophies et inspirent celle de Nicolas Grimaldi.
Mots-clef : tragique, Grimaldi, bonheur
t. 38, 1993 : p. 257-266

Jean-François
Perrin,
La pratique juridique des notions métaphysiques
Le projet de l'auteur est d'identifier le ou les a priori qui conditionnent la validité des raisonnements tenus par les praticiens du droit. Le seul élément a priori qu'il pense avoir rencontré au cours de sa recherche est cette catégorie mentale qu'il dénomme libre arbitre, soit le sentiment intuitif de la possibilité d'une détermination du comportement par la volonté. C'est cette condition qui rend possible la production des injonctions qui habitent l'ordre juridique effectif. Ce présupposé autorise le jeu de l'argumentation, dans le champ des relations sociales. Le système des normes effectivement appliquées n'est pas nécessairement cohérent, ni logique. Le raisonnable prime le rationnel. La quête d'une solution praticable évite souvent les écueils de l'évidence logique. La raison dialectique, supérieure à la raison logique, est la seule tradition non démentie qui signe la spécificité épistémologique du droit vécu.
Mots-clef : métaphysique, libre arbitre, épistémologie
t. 38, 1993 : p. 267-278)

Florence
Burgat,
Res nullius, l'animal est objet d'appropriation
L'appropriation des animaux trouve son fondement dans la définition de l'homme comme "animal rationnel", c'est-à-dire capable de revendiquer explicitement ses droits. Cet anthropocentrisme doit être interrogé dans ses prétentions et sa légitimité, afin d'ouvrir la voie à une solidarité entre l'homme et l'animal, oubliée par le rationalisme juridique.
Mots-clef : res nullius, animal
t. 38, 1993 : p. 279-289

Alain
Sériaux,
Contribution à la théorie de la loi : comment traduire le concept thomiste d'ordinatio ?
La définition thomiste de la loi constitue l'un des lieux communs de la pensée juridico-morale. Or, l'un des termes de cette définition - l'ordinatio - a donné lieu à des traductions françaises très approximatives et dont le résultat est une perception de la loi selon Saint Thomas de façon très fixiste. Cette brève étude tente de restituer au concept d'ordinatio sa véritable signification et permet de révéler le caractère extrêmement dynamique de la loi thomiste.
Mots-clef : Thomas, ordinatio
t. 38, 1993 : p. 291-295
Compte rendu

René
Sève,
Plato, Republic

Jean-Marc
Trigeaud,
Eduardo Garcia-Maynez, Teorias sobre la justicia en los dialogos de Platon

Terré
François,
George Michaelides-Nouaros, An Essay on the Philosophy of History and another two on The Social Philosophy of the ancient Greek

Stamatios
Tzitzis,
G.K. Vlachos, L’idée d’Homme Libre dans la Démocratie d’Athènes. Le Témoignage de Démosthène

Jean-Marc
Trigeaud,
Maria-Luisa Facco, Etienne Gilson : storia e metafisica

René
Sève,
Alasdair MacIntyre, Quelle justice ? Quelle rationalité ?

Nicolas
Molfessis,
Julian H. Franklin, Jean Bodin et la naissance de la théorie absolutiste

C.
Cosculuela,
Natural Law, 2 vol., dir. John Finnis

René
Sève,
Thomas Hobbes, Béhémoth, traduction et notes par L. Borot et Dialogue des Common Laws

René
Sève,
James Tully, Locke, Droit naturel et propriété

René
Sève,
Simone Goyard-Fabre, Montesquieu, la nature, les lois, la liberté

René
Sève,
Yves Glaziou, Hobbes en France au XVIIIe siècle

René
Sève,
Olsen A. Ghirardi, La filosofía en Alberdi

G.
Guyon,
Jean Jaurès, Primi lineamenti del socialismo in Germania, in Lutero, Kant, Fichte e Hegel, a cura di Sergio Martano

François
Terré,
Quaderni Fiorentini, Per la storia del pensiero giuridico moderno. François Gény e la scienza giuridico del Novecento

René
Sève,
Carl Schmitt, Théorie de la constitution

René
Sève,
Jesús Ballesteros, Postmodernity. Decadence or Resistance

René
Sève,
Simone Goyard-Fabre, Les fondements de l’ordre juridiqu

François
Terré,
Raymond Polin, La création des culture

François
Terré,
Persona y Derecho, Revista de fundamentación de las Institutiones Juridicas y de Derechos Humanos, Escritos en memoria de Michel Villey,

M.
Sebban,
Raphaël Draï, Le mythe de la loi du talion,

Miguel
Reale,
Jean-Marc Trigeaud, Introduction à la philosophie du droit

François
Terré,
François Dagognet, Philosophie de la propriété, L’avoi

M.
Sebban,
EUDIKIA, Revue du Centre International de Philosophie et de Théorie du Droit, n° 2

René
Sève,
John Braithwaite et Philip Pettit, Not Just Deserts. A Republican Theory of Criminal Justice

B.
Durand,
Slim Laghmani, Éléments d’histoire de la philosophie du droit. Le discours fondateur du droit, Tome I. La nature, la révélation et le droi

C.
Cosculuela,
Yves R. Simon, Practical Knowledge (La connaissance pratique), ed. by Robert J. Mulvaney

C.
Jamin,
Bruno Oppetit, Le droit international privé, droit savant,

René
Sève,
François Rigaux, La protection de la vie privée et des autres biens de la personnalité

Nicolas
Molfessis,
F. Rigaux, La vie privée. Une liberté parmi les autres ?

Michael
Walz,
A. Kaufmann, Rechtsphilosophie in der Nach-Neuzeit. Abschiedsvorlesung

Marie-Anne
Frison-Roche,
Charles-Albert Morand (dir.), Évaluation législative et lois expérimentales

René
Sève,
Jacques Fierens, Droit et pauvreté. Droits de l’homme, sécurité sociale, aide sociale

Xavier
Daverat,
Nelson Saldanha, Ordem e hermenêutica. Sobre as relções entre as formas de organi-zação e o pensamento interpretativo, principalmente no direito

C. A.
Brusa,
Massimo Meroni, La teoria dell’interpretazione di Tullio Ascarelli,

C. A.
Brusa,
Francesco d’Agostino, La sanzione nell’esperienza giuridica

François
Terré,
Jalons. Dits et écrits d’André Tunc
Texte

François
Gény,
Pensées d’un nonagénaire sur l’univers et la destinée humaine
Mots-clef :
t. 38, 1993 : p. 245-248
Note critique

Catherine
Audard,
John Rawls, Political Liberalism
Mots-clef :
t. 38, 1993 : p. 299-308
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